Rien de surprenant à ce que Jordan Bardella, président du premier parti de France, échange avec Nicolas Sarkozy, ancien président de la République. De tels dialogues relèvent du fonctionnement normal de notre démocratie. Ils sont même souhaitables, tant le débat d’idées est essentiel à la vitalité de notre vie politique. Certes, Nicolas Sarkozy reste une figure marquante de la droite française. Mais il n’occupe aujourd’hui aucune responsabilité officielle au sein du parti Les Républicains. Rencontrer un ancien adversaire politique ne signifie pas renier ses convictions ni absoudre son bilan — un bilan que nous continuons à juger profondément néfaste pour la France.
Les Républicains peinent à dissimuler leurs contradictions. Cette semaine encore, au Sénat, ils ont voté pour le développement massif de l’énergie éolienne — une politique initiée sous le quinquennat Sarkozy, et que nous dénonçons fermement. Ce double langage illustre une droite qui parle d’autorité et de souveraineté tout en soutenant des orientations technocratiques ou écologistes contraires aux intérêts du pays. C’est cette hypocrisie que nous dénonçons. Elle alimente la confusion et affaiblit les repères de nos concitoyens.
Le Rassemblement National appelle à une autre voie : celle de l’union des patriotes, de tous ceux qui aiment la France, quelle que soit leur sensibilité d’origine — de droite comme de gauche. Aux électeurs et anciens électeurs des Républicains, nous disons : nous partageons vos préoccupations. L’avenir du pays, le retour de l’ordre républicain, la maîtrise des flux migratoires, la souveraineté nationale, la stabilité fiscale, la lutte contre les gaspillages publics… autant de sujets majeurs qui nous rassemblent. Il y a urgence. Le temps presse. Et notre véritable adversaire, c’est l’inaction.
Face aux défis immenses qui se dressent devant nous, seule l’union nationale permettra aux Français de retrouver la maîtrise de leur destin. Il est temps de bâtir ensemble une majorité de conviction, d’action et de courage.
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