INFOX
En fait c'était une "infox" qui a circulé rapidement comme il se doit en ces temps des réseaux sociaux, de désinformation, de fausses infos, d'hypermédiatisation, de complotistes...Cette rumeur est-elle venue à la suite de la lettre de la présidente au préfet du Gers ?
courrier de Carole Delga
Dans un courrier adressé au préfet du Gers, Alain Castanier, Carole Delga, présidente de la Région Occitanie, exprime sa profonde inquiétude face au désengagement de l’État concernant l’avenir de la ligne ferroviaire Toulouse–Auch, menacée de fermeture d’ici 2026 si aucun investissement n’est consenti.Elle y rappelle que cette ligne, bien que relevant entièrement de la responsabilité de l’État, a été massivement soutenue par la Région au cours des quinze dernières années : 72 millions d’euros investis côté régional, contre seulement 7,5 millions d’euros de la part de l’État sur la même période. Carole Delga souligne également le contexte budgétaire tendu : la loi de finances 2025 entraîne une perte de 180 millions d’euros pour la Région Occitanie et une baisse de 800 millions pour l’AFITF (Agence de financement des infrastructures de transport de France). Ces restrictions budgétaires, selon elle, mettent un coup d’arrêt aux efforts de transition vers des mobilités décarbonées, alors même que l’urgence climatique impose une accélération.Dans sa lettre, la présidente réaffirme sa détermination : "Nous ne laisserons pas la ligne Auch–Toulouse fermer. Ce serait une régression inacceptable pour les habitants du Gers, pour l’accès à la métropole toulousaine, et pour la cohésion des territoires."
Salle des cordeliers Auch , salle comble, 26 mai 2025
"Jamais l'Etat, jamais la Région, jamais le Département n'ont annoncé la fermeture de la ligne Auch-Toulouse." dixit Carole Delga
Carole Delga au chevet de la ligne Auch–Toulouse : un combat pour l’équité territorial
La ligne ferroviaire Auch–Toulouse, véritable colonne vertébrale de la mobilité dans le Gers, se trouve aujourd’hui à un carrefour décisif. Menacée de fermeture d’ici fin 2026 faute de travaux indispensables, elle cristallise les tensions entre collectivités locales et l’État sur le financement des infrastructures du quotidien. Face à cette menace, Carole Delga, présidente de la Région Occitanie, a choisi de hausser le ton.
Un désengagement de l’État jugé inacceptable
Lors d'une réunion publique tenue à Auch le 26 mai, Carole Delga n’a pas mâché ses mots. Elle dénonce le déséquilibre flagrant dans la répartition des coûts : l’État ne propose de financer que 11 % des 18 millions d’euros nécessaires à la pérennisation de la ligne, contre 80 % pris en charge par la Région. Ce rapport de force, défavorable aux territoires ruraux, remet en question la parole publique en matière d’aménagement du territoire.
Une ligne vitale pour le quotidien de milliers d’usagers
Avec près de 10 000 voyageurs quotidiens, cette ligne ne relève en rien d’un « petit train de campagne » anecdotique. Elle constitue l’unique alternative crédible à la voiture pour de nombreux actifs, étudiants et retraités du Gers. C’est également un levier de développement pour un département souvent perçu comme enclavé. Sa suppression reviendrait à couper une artère essentielle à la vitalité économique et sociale du territoire.
Des investissements déjà lourds, un engagement régional constant
La Région Occitanie ne s’est pas contentée de déclarations d’intention : elle a investi plus de 72 millions d’euros dans la modernisation de cette ligne au cours des dernières années. Ce volontarisme tranche avec l’attentisme de l’État, alors même que les discours nationaux prônent une "révolution des transports du quotidien".
Requalifier pour mieux financer : une proposition constructive
Dans une démarche proactive, Carole Delga propose de reclasser la ligne Auch–Toulouse comme "réseau structurant", une appellation qui permettrait d’accéder à des financements étatiques renforcés. Cette requalification reconnaîtrait à cette liaison son rôle stratégique dans le maillage ferroviaire régional, et mettrait fin à une forme d’injustice infrastructurelle.
Un appel à la mobilisation citoyenne
Enfin, Carole Delga en appelle à la mobilisation des citoyens, des élus locaux, et des forces vives du territoire pour faire entendre la voix du Gers et peser sur les décisions à venir. Car derrière les chiffres et les financements se joue une question plus large : celle de l’équité entre métropoles et territoires ruraux, entre promesses et réalités.
Interventions
Ils seront plusieurs (élus, président d'association, fonctionnaires, citoyen...) à questionner la présidente sur l'amélioration, les horaires , le cadencement... La réunion se terminera par l'intervention de Philippe Dupouy président du Conseil Départemental solidaire de la Région.


Carole Delga répond au député Jean René Cazeneuve
"Le député du Gers, qui n’était pas présent lors de la réunion publique du 26 mai à Auch, continue de défendre le choix du gouvernement de baisser de plus de 800 millions d’euros le budget des infrastructures de transports de la France en 2025 mais se lamente des conséquences que cela produit sur la ligne Auch-Toulouse "
En réponse au communiqué lu par une stagiaire du député Cazeneuve :
... "Je suis un peu étonnée que Monsieur le député s'étonne que la région Occitanie ait des problèmes budgétaires parce qu'en tant que rapporteur général du budget il ait fait partie de ceux qui ont mené le combat pour réduire les dotations aux régions, et les réduire drastiquement . Il a fallut que moi présidente des régions de Ftance je demande les arbitrages au gouvernement et au premier ministre. Il faut avoir un peu de cohérence, monsieur Cazeneuve indiquait que son choix était de diminuer les dotations, il ne faut pas qu'il s'étonne qu'un moment les régions ne peuvent pas s'endetter en n'en plus finir. ..Je ne ferai pas comme Macron pour endetter la région mais qu'il n'hésite pas à demander un rendez-vous.".
Enregistrement de la séance publique :
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