Le médecin-explorateur Jean-Louis Etienne apprécie la nomination de Nicolas Hulot comme ministre de l'environnement

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Photo : Jean-Louis Etienne entouré de Florent et Nicolas Ducassé et Eric Sabathier.

Vendredi 19 mai en début de soirée à Ciné 32, le cabinet d’assurances Ducassé-Sabathier et associés via la compagnie Générali, recevait pour fêter ses quarante ans le médecin-explorateur, Jean-Louis Etienne. Quelques 200 personnes ont garni les fauteuils pour écouter les exploits et comprendre la vie passionnante de cet homme tourneur-fraiseur devenu médecin-chirurgien « ce qui m’a permis de mettre le pied pour réaliser mes expéditions », révèle-t-il.  Avant qu’il n’aborde la conférence, nous l’avons rencontré et posé quelques questions.

Que pensez-vous de la nomination de Nicolas Hulot comme ministre de l’Environnement ?

Je lui ai envoyé un SMS alors qu’il assistait au premier conseil des ministres en lui écrivant « cher Nicolas, juste quelqu’un de bien, bravo avec toi » et il m’a répondu « Tu es trop gentil ». C’est un ami depuis 40 ans, il a une vision planétaire du monde, il connait les pays riches, les pays pauvres, il peut infléchir les décisions des politiques dans le bon sens de part ses compétences, sa culture, sa notoriété nationale et aussi par sa connaissance et son expérience de la politique.

Avez-vous été sollicité pour être ministre ?

Oui, c’était en 1988 lors du deuxième mandat de François Mitterrand, j’ai refusé parce que je préparais une expédition en direction du volcan Erébus. Sur le coup je m’en suis voulu mais je ne le regrette pas parce que je n’étais pas armé pour cela.

Au cours de vos différentes expéditions quelle a été votre plus grande peur ?

Il y a en eu deux. La première en 1983 c’était dans l’Himalaya, alors que je venais tout juste de franchir un couloir une avalanche de blocs de pierres et de glace à dévalée, à 30 secondes près j’aurai pu être broyé. La seconde en 1986 c’était au pôle nord lorsque je suis passé à travers la banquise et si  on y passe complètement dessous on ne remonte pas, je ne sais pas par quel miracle j’ai pu m’agripper sur un rebord, j’ai eu beaucoup de chance.

Quels sont vos projets ?

Cela fait 5 ans que je travaille sur le projet, Polar Pod, une station océanographique flottante et dérivante pour étudier l’océan austral. Dans le meilleur des cas elle devrait être opérationnelle en 2020.

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